« Les dix personnages les plus riches de l'Histoire », Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, The Nearly Complete and Utter History of Everything. En 1053, le duc Guillaume doit livrer bataille à l'intérieur même de la Normandie pour asseoir son autorité[d 17], notamment auprès de ses oncles, l'archevêque Mauger de Rouen, qui a pris la succession de Robert le Danois en 1037[d 18], et Guillaume d'Arques, qu'il assiège dans son château à Arques et auprès duquel le roi de France Henri Ier envoie une armée en secours. Dans le Domesday Book, rédigé dix-sept ans plus tard, une grande partie des terres est toujours à l'abandon. Javascript doit être activé dans votre navigateur pour utiliser toutes les fonctionnalités de ce site. En 1070, Guillaume fonde l'abbaye de Battle, un nouveau monastère situé à proximité du site de la bataille d'Hastings, comme lieu de pénitence et de mémoire[51]. Par l'intermédiaire de l'archevêque Robert le Danois, le duc de Bretagne se réconcilie avec Robert le Magnifique et se reconnait son vassal[3]. S'il semble avoir été éduqué par deux tuteurs à la fin des années 1030 et au début des années 1040, on connaît peu de choses de l'éducation littéraire de Guillaume, sinon qu'il ne semble pas avoir été incité particulièrement à une quelconque forme d'érudition, son principal loisir étant la chasse. Le mouvement se désintègre bientôt alors que le Conquérant prend la route du nord avec son ost. En 1066, Guillaume le Conquérant a bénéficié d'une heureuse conjoncture politique et diplomatique qui lui a permis de conquérir l'Angleterre sans être menacé ou attaqué sur ses arrières. La conspiration se renforce quand Waltheof, comte de Huntingdon et de Northumbrie, neveu par alliance du Conquérant, la rejoint, de façon plus ou moins volontaire. Au-delà de la fondation des deux monastères de Caen, Guillaume se montre globalement généreux avec l’Église[b 22]. Après la conquête, il réside d'abord essentiellement en Angleterre, mais à partir de 1072 il passe la majeure partie de son temps sur le continent[81]. Avant de mourir le 9 septembre 1087[71], le duc-roi règle sa succession : il confie à son fils aîné Robert Courteheuse le duché de Normandie, tandis que son deuxième fils Guillaume le Roux reçoit la couronne d'Angleterre. Il confie à son demi-frère Odon de Bayeux, et à Guillaume Fitz Osbern, le fils de l'ancien protecteur du jeune duc Osbern de Crépon, la gestion du royaume[48]. À l'approche de Durham, l'évêque Æthelwine le fait prévenir qu'une armée anglo-saxonne s'est constituée, mais il ignore l'avertissement et entre dans la ville. À l’occasion d’un concile tenu à Caen la même année, il impose de lui-même la paix et la trêve de Dieu[b 4]. Sans nom ni blason est un roman de très bonne qualité littéraire, plutôt dense. Il fait construire une motte castrale pour protéger la ville, et négocie avec Malcolm III d'Écosse afin qu'il ne prête pas assistance à Egdar Ætheling, réfugié à sa cour avec Gospatrick. Guillaume parvient cependant à s'assurer le départ de Sweyn sans avoir à l'affronter[d 23]. En février 1057, poussé par son allié Geoffroy d'Anjou, le roi Henri Ier de France tente une nouvelle offensive en Normandie. Guillaume voit son fils aîné Robert, dit Courteheuse, entrer à son tour en rébellion. Par ailleurs, Eustache de Boulogne, allié de Guillaume lors de la bataille d'Hastings, tente de prendre le château de Douvres mais est repoussé. Le roi Philippe Ier espère par tous les moyens rabaisser la trop grande puissance normande. À l'inverse, selon Guillaume de Jumièges et Guillaume de Poitiers, Édouard le Confesseur envoie Robert de Jumièges auprès du duc pour l’avertir qu’il en fait son héritier[note 5], mais cela n'est pas confirmé par les auteurs anglais[31]. Livraison à 4.49 € (forfaitaire) Gratuite dès 20 €, Paiement sécuriséSatisfait ou rembourséStock directService personnalisé, Nous sommes au Moyen Âge. Il n'existe pas de portrait authentique de Guillaume, ses représentations sur la tapisserie de Bayeux ou sur les pièces étant mises en scène pour affirmer son autorité[b 33]. Cette fuite de Valognes, relatée par les chroniqueurs comme une chevauchée seul et sans escorte, forge en partie le mythe de Guillaume, jeune homme courageux, bâtard et solitaire[18]. Luther. Retour sur un personnage dont la légende a éclipsé la véritable biographie. En Angleterre, Guillaume perpétue la collecte du danegeld (littéralement « tribut aux Danois »), un tribut foncier versé par les populations menacées par les Vikings afin d'acheter leur départ ou solder les troupes destinées à les repousser. D'autres, qui ont combattu à Hastings, se voient confisquer leurs terres, notamment Harold et ses frères tués[49]. Selon sa volonté, elle est inhumée dans l'église de la Sainte-Trinité de Caen[51]. Le château d'York tient cependant bon, et les occupants font prévenir le Conquérant qui arrive bientôt en renfort et fait fuir les rebelles. Outre la famille d'Essex, un autre prétendant à la succession d'Édouard le Confesseur apparaît : Édouard l'Exilé, fils du roi Edmond Côte-de-Fer et petit-fils d'Æthelred le Malavisé. La relique est placée dans un nouveau tombeau en 1642, qui est remplacé au XVIIIe siècle par un monument plus élaboré... qui est détruit pendant la Révolution française[d 31]. En 1077, Simon de Crépy, comte d'Amiens, de Vexin et de Valois, se retire au monastère de Condat. Ce dernier venait de succéder à leur père, Richard II, mort un an plus tôt. Il semble enfin qu'Édouard le Confesseur, souverain affaibli, ait fait des promesses identiques à d'autres grands féodaux voisins, de manière à s'assurer de leur neutralité faute de pouvoir les contenir par la force[35]. Cette défaite met fin à l'ère viking en Angleterre. L'hypothèse d'une sanction papale n'est pas certaine, même s'il faut attendre le pontificat de Nicolas II pour que le couple soit définitivement absous, au prix d’une pénitence : celle de fonder quatre hôpitaux et deux monastères[21]. Comines part avec une armée. Guillaume, découragé par la mort de nombreux chevaliers, signe finalement la paix avec Hubert qui est rétabli dans ses terres. Dans sa quête à la fois religieuse et riche en aventures, Guillaume rencontrera un sculpteur pour église du nom de Bertrand. Le Conquérant décide d'envoyer Robert de Comines pour prendre en charge le comté de Northumbrie en remplacement de Gospatrick. Guillaume et le roi Philippe Ier ratifient la paix entre eux, l’Epte étant rappelée comme frontière entre la France et la Normandie. C. P. Lewis, « The Early Earls of Norman England », dans, C. Warren Hollister, « The Greater Domesday Tenants-in-Chief », dans. L'attaque s'arrête cependant là : à la rumeur de l'approche du roi, qui doit composer à la même période avec l'attaque du Maine sur le continent, les alliés s'enfuient, évitant l'affrontement direct. En 1046, Guillaume a environ dix-neuf ans. Ce dernier avait trouvé refuge à la cour normande en 1013, lorsque son père Æthelred le Malavisé et sa mère Emma de Normandie, grand-tante paternelle de Guillaume, avaient été chassés du trône d’Angleterre par Sven Ier de Danemark. Si sa piété est louée par les chroniqueurs médiévaux, certains critiquent son avidité et sa cruauté[51]. En 1060, le duc Guillaume lance la construction du château de Caen, qui doit lui assurer une place forte à proximité du Cotentin, et fait de la ville sa capitale politique. Robert le Danois devient par la suite un homme fort du duché, autour duquel se rejoignent un certain nombre de nobles comme Osbern de Crépon, sénéchal du duc, et Gilbert de Brionne[d 2]. La date du 14 octobre 1024, fréquemment rencontrée, est probablement fausse : on la doit à Thomas Roscoe, qui l'indique dans la biographie de Guillaume qu'il écrit en 1846, à partir de la prétendue confession de Guillaume à Orderic Vital sur son lit de mort, la date et le mois étant copiés de ceux de la bataille d'Hastings. Après avoir mis en défense la cité, l'archevêque Robert le Danois négocie auprès du roi de France, Robert le Pieux, son exil en France, d'où il lance l'anathème sur la Normandie. Malgré cela, le mariage est prononcé au début des années 1050, avant 1053 certainement[d 11],[note 4], à Eu. Le vieil Hugues Bals est le grand-père de Guillaume Amené au top pour son grand objectif de l'hiver, sur lequel son entourage avait tablé depuis un an déjà, Uniketat devient ainsi le quatrième cheval âgé de 6 ans à inscrire son nom au palmarès du Grand Cross de Pau (L.) depuis les années 1980, après Line Lawyer (1997), Malbereaux (2007) et Easysland (2020). Pour se faire un nom dans le septième art, Julie Depardieu a "appris sur le tas, sans certitude ni garantie de succès". Chacun de ces seigneurs ayant fourni son contingent, l’armée est divisée en deux selon le plan de Geoffroy Martel, devant se réunir devant Rouen, la capitale du duché de Normandie. Après les fêtes de Noël passées dans les ruines de York, il part en campagne, brûlant les villages, massacrant les habitants, détruisant les réserves de nourritures et les troupeaux : les survivants, affamés, succombent en masse[57]. ),devient propriétaire de cette brasserie qui commençait à faire quelque bruit - Verlaine,Alfred Jarry,Max Jacob,Guillaume Apollinaire y avaient leurs habitudes - et dont le nom de Lipp sonnait alors clair comme un coup de canon. Sa tombe subsiste encore de nos jours, mais a été pillée par les Protestants en 1562[51]. Guillaume est le seul fils de Robert Ier de Normandie. Guillaume Fitz Osbern, revenu début 1071 en Normandie pour assister la reine Mathilde, est tué en février 1071 à la bataille de Cassel, alors qu'il mène une petite force pour aider Arnoul III, l'héritier mineur du comté de Flandre, aux côtés de l'armée française contre son oncle Robert[51]. Et en vertu de l'article 10 de la loi de Registration of Births and Deaths Act, un enfant prend le nom de famille de sa mère biologique si le père ne reconnait pas l’enfant. À la mort de Guillaume, la majorité de l'aristocratie anglo-saxonne a été décimée à la suite des différentes rébellions écrasées par le duc-roi, et remplacée par des seigneurs venus du continent, normands et bretons notamment, dont Guillaume a ainsi récompensé la fidélité. D'abord faites de bois et de terre, ces constructions sont progressivement remplacées par des structures en pierre[b 23]. Guillaume désigne de grands vassaux. Edgar Ætheling en profite pour faire son retour en Écosse, d'où il répond à la proposition du roi de France Philippe Ier de se voir confier le château du port de Montreuil, d'où il pourrait profiter d'une position menaçante sur le territoire de Guillaume. Les troupes assiégées sortent du château par surprise et attaquent les assaillants : Robert ferait même tomber son père de cheval en combat singulier[65]. Edwin de Mercie, Morcar de Northumbrie et Waltheof de Northumbrie conservent leurs terres et leur titre. Vers 1030, Robert envoie sa flotte ravager les environs de Dol. Guillaume prend pour base la bourgade de Hastings où il met sur pied un château de terre et de bois. De Caen, l’armée franco-angevine prend la route de Varaville. Le duc garde le contrôle sur l'Église, nommant les évêques et certains abbés et dirigeant les conciles de la province ecclésiastique de Normandie. Alors que l’armée ennemie, ralentie par le butin qu’elle rapporte, s’engage en rangs serrés sur l’étroite chaussée de Varaville, et que son avant-garde, dirigée par le roi Henri Ier, franchit la Dives, Guillaume sort de sa retraite et tombe sur l’arrière-garde. La nature de la relation entre Arlette et le duc Robert est incertaine : simple concubinage ou union more danico. Informé, le roi de France abandonne la coalition dont il est le chef et fait la paix avec Guillaume, en échange de prisonniers et du droit pour Guillaume de conserver les terres conquises sur le comte d'Anjou Geoffroy Martel. Ce site utilise des cookies. Les barons, laïques mais aussi ecclésiastiques, doivent fournir au duc un contingent militaire lorsqu'il en a besoin. Guillaume leur promet, s’ils se joignent à lui en apportant leur propre cheval, une armure et des armes, qu’il les récompensera avec des terres et des titres dans son nouveau royaume. La bataille de Varaville (1057) constitue un tournant décisif pour l’avenir politique du duc Guillaume : le duché de Normandie échappe pour longtemps à l’influence de la France qui n’est plus une menace. En février 1054, deux armées franco-angevines envahissent la Normandie : un corps composé de Champenois et de Bourguignons sous les ordres d’Eudes, frère du roi Henri Ier, traverse la Bresle pour atteindre le pays de Bray, tandis que les chevaliers d’Outre-Seine et Garonne, commandés par le roi et par Geoffroy, franchit l’Avre et attaque le comté d'Évreux. La manœuvre est répétée, sans faire faiblir les troupes d'élites saxonnes. À l'issue des conciles, seuls deux évêques anglais restent en office, les autres ayant été remplacés par des Normands[b 9]. Il lance pendant son séjour la rédaction du Domesday Book, inventaire de toutes les possessions dans son royaume, probablement dans un but de récolter plus d'argent de ses impôts. Le règne de Guillaume marque d'ailleurs le début d'une guerre récurrente entre roi d'Angleterre et roi de France. Le duc compte sur eux pour dominer une Angleterre rebelle à l'autorité des nouveaux occupants. Il semble qu’en 1051 ou 1052, le roi Édouard le Confesseur aurait encouragé les vues de Guillaume sur sa succession. Chaque shire est régi par un shire-reeve (qui deviendra shérif), un officier royal au statut comparable à celui des vicomtes en Normandie, qui répond aux besoins d'ordre administratif, militaire et judiciaire d'après la common law[80]. Dans le nord de l'Angleterre, l'armée normande se prépare à une invasion du roi Knut IV de Danemark. Des complots frappent jusqu’à l’entourage ducal et Guillaume perd plusieurs de ses tuteurs ou protecteurs par assassinat : Alain III de Bretagne, qui s'était proclamé protecteur de Guillaume, mais revendiquait le duché pour lui-même en tant que petit-fils du duc Richard Ier, meurt à Vimoutiers en octobre 1040[10] ; Gilbert de Brionne, nommé par la suite tuteur de Guillaume, est assassiné quelques mois plus tard sur l'instigation de Raoul de Gacé[11],[12] ; Turquetil de Neuf-Marché est assassiné vers fin 1040-début 1041[13] ; enfin, le sénéchal Osbern de Crépon est tué dans la chambre même du duc par le fils de Roger Ier de Montgommery[14]. D'après le récit de la tapisserie de Bayeux, quatre hommes de confiance (Eustache II de Boulogne, Hugues II de Montfort, Hugues de Ponthieu, fils de Hugues II de Ponthieu, et Gautier Giffard) se détachent pour atteindre Harold, qui tombe sous leurs coups. Le pouvoir du jeune duc s’appuie enfin sur un groupe de fidèles parmi lesquels figurent ses demi-frères Odon de Conteville, évêque de Bayeux, et Robert, comte de Mortain, un groupe de barons (Guillaume Fitz Osbern, Roger II de Montgommery, Guillaume Ier de Warenne, Roger de Beaumont…) et quelques ecclésiastiques parmi lesquels Lanfranc. En 1065, la Northumbrie se révolte contre Tostig, qui n'est pas soutenu par son frère Harold. Le sujet de la succession revient au premier plan quand Harold, partant d'Angleterre, se rend en Normandie en 1064. Cette rébellion rassemble essentiellement de « vieux Normands » de l’Ouest (Bessin, Cotentin, Cinglais), traditionnellement indociles et hostiles à la politique d’assimilation menée par les ducs[note 2]. Les Richardides, descendants des anciens ducs, semblent impliqués dans ces meurtres. Il s’agit de se trouver d’abord des alliés et d’éviter que les principautés voisines (Bretagne, Flandre, Anjou, etc.) William I (known as William the Conqueror), Vision of Britain | Administrative Units Typology | Status definition: Hundred, Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Guillaume_le_Conquérant&oldid=180724889, Date de naissance incertaine (XIe siècle), Article contenant un appel à traduction en anglais, Page utilisant le modèle Citation avec un retour ligne, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Page pointant vers des bases relatives aux beaux-arts, Page pointant vers des bases relatives à la santé, Page pointant vers des bases relatives à la bande dessinée, Portail:Biographie/Articles liés/Militaire, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Arbre généalogique des principaux protagonistes à la succession d'Édouard le Confesseur.