Tous ses rôles à la radio sont crédités sous le nom de « Patrick Maurin ». Mais Dewaere révèle que durant l'écriture du film, l'auteur du scénario Gérard Lauzier ne s'est pas du tout entendu avec le réalisateur Philippe de Broca, ce qui a compliqué le tournage. Miou-Miou : qui est son compagnon Jean Teulé ? Il est ainsi l'un des grands oubliés de la cérémonie des César, jamais récompensé, malgré une nomination comme meilleur acteur dans un second rôle et cinq nominations au César du meilleur acteur. Concernant les limites de la célébrité, il souligne : « Il y a des inconvénients énormes… mais c'est tellement rien à côté des avantages[s 5] ! Il n'accepte qu'un second rôle par amitié pour le jeune réalisateur Didier Haudepin[28], qui est parvenu non sans mal à monter son film Paco l'infaillible[er]. Durant cette période, Dewaere reçoit une douzaine de propositions[dr], dont notamment cinq projets qu'il retient[ds]. Le réalisateur Jean-Jacques Annaud parvient à l'imposer à la Gaumont et Alain Poiré pour le film Coup de tête qui pourtant ne veulent pas en entendre parler et attendent Depardieu à la place[dt]. Bertrand Blier avoue espérer que l'acteur la quittera, notamment durant la période du tournage du film car « il était incontestablement esclave de son amour pour elle. Marc Esposito va jusqu'à dire qu'« en voyant ces deux-là arriver, Belmondo et Delon ont tout verrouillé », d'où l'absence de films où ils partagent la vedette[43]. En fait, Gérard et lui n'étaient pas copains. Le réalisateur Marcel Carné reconnaît en 1989 que « Patrick Dewaere était le meilleur de la génération précédente » et regrette de n'avoir pu tourner avec lui[84]. Dewaere a retrouvé sur La Meilleure Façon de marcher Luc Béraud, à nouveau co-scénariste. Sotha précise que l'acteur observe alors l'animal et s'inspire de ses expressions, de ses mimiques et de ses gestes[10]. Franco Nero et Patrick Dewaere sont superbes, c'est-à-dire à tuer. Les jeunes mariés partent quelques semaines en Tchécoslovaquie, en plein Printemps de Prague, avant de rentrer à Paris[au] pour intégrer le collectif réuni autour de Romain Bouteille (qui pousse l'abnégation jusqu'à prêter son appartement aux nouveaux époux[13]) et participer activement aux travaux de construction de son premier café-théâtre, 18 rue d'Odessa dans le quartier du Montparnasse: le Café de la Gare. Patrick Dewaere s’était laissé pousser la moustache pour en finir avec sa gueule d’ange. L'humoriste quitte également sa compagne, Miou-Miou, laquelle se rapproche progressivement de Patrick Dewaere alors que Sotha choisit de le quitter au tout début de l'année 1972[bm]. Après Le Juge Fayard dit « le Shériff », le réalisateur mesure à quel point ses rôles peuvent influencer la vie de cet acteur[dc]. Il sympathise avec Philipe qui, lui, … N'hésitant pas à faire le coup de force, il participe aux événements de Mai 68 et se fait alors matraquer par un CRS[ar]. On ressemble à notre époque », « tout sauf violent. Quand Patrick se laissait aller, il avouait que son rêve, c'était être le premier… Selon les succès ou les échecs dont ils sortaient, leur cote changeait, tout le monde voulait l'un et pas l'autre, et six mois après, c'était l'inverse. Depardieu, c'est plus cher et c'est pas mieux »[bn]. Comme son comparse aime alors à déclarer : « Dewaere, c'est bien et c'est pas cher. Le réalisateur Jean Becker qui a envisagé un temps de recruter Patrick Dewaere pour son film L'Été meurtrier, avec Isabelle Adjani[74] confie finalement le rôle masculin principal à Alain Souchon[75],[76]. Joli numéro d'acteur à dire vrai car il n'est pas possible d'appeler autrement ce « one-man-show » qui en fait beaucoup, beaucoup trop en tout cas pour être de la mise en scène », et Jacques Siclier se déclare plus tard impressionné par « le jeu survolté, frénétique de Patrick Dewaere, un minable à la tête pleine de rêves (l'éblouissante séquence de début où il mime le personnage qu'il voudrait être). Concernant la relation avec Depardieu, il déclare éprouver une grande admiration pour son partenaire : « je n’ai aucune envie d’être en compétition avec un mec comme ça, parce que ça me gêne. Ils auraient fatalement fait d'autres films ensemble, régulièrement… ». Il souligne combien les acteurs ont besoin d'une considérable complicité, de la franchise et de la fidélité. Dès lors, l'esprit collectif et solidaire d'origine est quelque peu abandonné ainsi que les signatures collectives des pièces[bt]. Dirigée par l'énergique Mado, la famille baigne à la fois dans un univers de « saltimbanques » et dans une profonde foi catholique[q] (Patrick accomplit sa communion solennelle en 1959, à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre de Paris[h]). En 1981, ils se sont finalement séparés, mais en 1992, dix ans après le suicide de Patrick Dewaere, Julien Clerc a officiellement adopté Angèle. Téchiné reconnaît être profondément marqué a posteriori par le fait d'avoir écrit un tel rôle destructeur et suicidaire pour Dewaere : « Je l'ai poussé dans un abîme à travers ce film et ce personnage qui correspondaient sans doute à ses propres démons »[fo]. Mon passé, je ne le porte pas comme un panache mais je le traîne comme un boulet »[an]. Concernant sa carrière, Dewaere pense alors que Gérard Depardieu rafle les meilleurs rôles et s'estime lui-même comme « un acteur de seconde classe »[46]. Son idole absolue est Marcello Mastroianni, Sotha expliquant qu'« il essayait d’avoir cette inexpressivité très particulière de Mastroianni, ces yeux grands ouverts qui semblent regarder au-delà de l'objectif, au-delà du partenaire […] La tête de quelqu'un qui se regarde dans la glace — dixit Patrick — qui regarde sa propre image »[80]. Miou Miou a toujours préféré les gens connus... mais les drogues étaient de tous les jours à cette époque... Vous dites n'importe quoi.la discrétion est une de ses qualités.pas chez vous dommage ! Blier confie alors le personnage féminin à Carole Laure. Au sujet des pirouettes et des traits d'humour pour masquer ce stress, il avoue que c'est du « bluff »[s 5]. Henri Verneuil, habitué à la cinématographie classique des années 1950 à 1970, découvre en Dewaere un acteur rigoureux et précis qu'il décrit en 1991 : « Jusqu'à la dernière limite d'une nuance, il comprenait la scène et il jouait juste, dès la première prise. Concernant l'autocritique de sa filmographie, il ne distingue que quatre films : La Meilleure Façon de marcher, dont il salue la mise en scène aboutie et le sujet « tellement rare, tellement fort et actuel », Série noire pour lequel il explique qu'après avoir lu l'histoire en quelques heures, il a téléphoné à 4h du matin à Alain Corneau pour lui dire : « Si jamais tu proposes ce scénario à un autre acteur, je te pète la gueule illico »[s 5]. Lors d'une autre interview, il défend l'univers cinématographique de Verneuil et souligne combien peu importe pour lui la génération ou l'âge des réalisateurs qu'il apprécie[s 5]. ), où, après d'importants travaux de rénovation (il y fait même installer une piscine), il convie régulièrement ses amis, le dimanche soir étant tout spécialement réservé aux membres de la troupe du Café de la Gare, parmi lesquels Bouteille, Dewaere et Miou-Miou[cj]. « celui-ci est dé-fi-ni-ti-ve-ment un Grand… Avec les trois D — Depardieu, « costaud et vulnérable, drôle et pathétique, Patrick Dewaere incarne avec une remarquable aisance Fairbanks-le-cascadeur et Fairbanks-le-paumé », « il passe de la joie à la tristesse, de la fantaisie au chagrin, de la décontraction à l', « Félicitations au comédien Patrick Dewaere ; il est entré sans effort dans la peau du personnage. Paris, France June 4th 2012, 12/18 - Sa fille, Lola, n'avait que 2 ans lorsque l'acteur français est parti. Selon lui, la période de Mai 68 est trop traitée sous forme de gags, un élément de comique qu'il qualifie de « cinéma de papa »[s 5]. Il participe aux travaux du Café de la Gare, rue Odessa à l'initiative de Romain Bouteille qui le qualifie alors de « gommeux »[bg] (joli garçon sans densité artistique) : « Il a un handicap terrible, son physique »[bb]. Dewaere décide à ce moment-là de ne faire qu'un ou deux films par an[28]. En réponse à la question concernant l'actuelle maîtrise de son comportement face aux caméras de télévision et à son calme apparent, l'acteur révèle qu'il s'agit bien d'une façon de dissimuler une angoisse[s 5]. Le 27 mai 1979 lors du Festival de Cannes pour présenter Série noire, interrogé sur sa manière de jouer ressentie par certains comme violente, exaspérante et son supposé manque de sobriété, il répond : « Mais j'ai l'impression que je suis sobre, moi. Durant cette période, il joue la comédie au théâtre et intervient dans différents films dont certains sont signés par des personnalités reconnues comme Marc Allégret, Gene Kelly ou encore Henri-Georges Clouzot. Pourtant, elle l'a maltraité, l'a beaucoup trompé », « Taisez-vous et asseyez-vous… Patrick Dewaere, connais pas, « Il vivait un cauchemar avec la femme avec laquelle il avait choisi de vivre », « Patrick n'était pas dans son état normal. Ayant vu le film Série noire dont il a réservé les droits d'adaptation auprès de son auteur, le célèbre réalisateur et producteur américain Orson Welles remarque le talent de l'acteur[64]. « C'est là qu'on pourrait dire, que je me suis trouvé ! En perdant Patrick, on a aussi perdu le couple Depardieu-Dewaere. Entre eux deux, c'était le bras de fer en permanence. Durant cette période, il signe le scénario et les dialogues de différents sketchs, notamment avec Sotha[ba]. Une peau semblable à celle du juge Renaud, qui finit naguère par avoir la pègre lyonnaise »[ix]. Film à message social comme le précédent, F… comme Fairbanks traite à nouveau du chômage, comme fléau majeur de notre époque et exploite une nouvelle fois Dewaere en anti-héros « perdant »[cu]. Satisfaction, bien que très provisoire, pour Dewaere : Préparez vos mouchoirs reçoit l'Oscar du meilleur film en langue étrangère à Hollywood. Il se fait violence mais il en apprécie aussitôt le lien direct et privilégié avec le public. Portant depuis l'enfance des dizaines de personnages différents incarnés ou observés auprès des autres comédiens, Dewaere exploite tour à tour une ou plusieurs facettes de chacun, composant, adaptant et ajustant au gré de chaque nouvelle mise en scène[hx]. Son assistant Yves Boisset le découvre alors et estime qu'il joue ce personnage « comme si sa vie en dépendait »[hb]. À propos de Coup de tête (1979) Jean Rochereau dans La Croix commente : « Patrick Dewaere joue cela comme ce fut écrit, avec calme, décontraction, assurance et ce regard lointain des misanthropes qui ne haïssent même plus les hommes tellement ils les méprisent, tout en s'apitoyant sur eux » ; selon François Chalais dans Le Figaro Magazine, pour ce « ce petit film [qui] est un grand film », « Patrick Dewaere en est l'idéal interprète »[89]. » En parallèle, il abandonne le patronyme Maurin dès 1964 et quatre ans plus tard, il connaît pour la première fois son heure de succès populaire avec la diffusion d'une série d'aventures à la télévision, Jean de la Tour Miracle[am]. De l'idylle avec Miou-Miou naît une fille, Angèle Herry, le 13 août 1974[2]. Côté télévision, à part L'Abonné de la ligne U et Jean de la Tour Miracle sortis respectivement en 2008 et 2009, les productions de la Radiodiffusion-télévision française ou l’ORTF dans lesquels Dewaere a joué un premier rôle, sont longtemps restés inédites en DVD. Au fil des années, à force de revoir à nouveau les téléfilms et films qu'il a interprété ou lors de rétrospectives, les critiques ont sensiblement évolué[iy]. Il dévoile que dans la vie, il éprouve quelques difficultés à jouer la comédie pour convaincre et à être hypocrite, notamment pour négocier[9]. Explorant l'apparence des différents personnages incarnés par l'acteur, Rémi Fontanel décode une tendance à construire une certaine image récurrente[hs] : cheveu long en bataille, moustache et barbe naissante, habits flous et usés, parka ou vestes usagées, baskets ou modestes chaussures de ville, Dewaere entend ressembler à « monsieur Toutlemonde »[ht]. Fille de Patrick Dewaere et d'Élisabeth Malvina Chalier (dite Elsa), Lola Dewaere a été élevée par ses grands-parents maternels dans le Maine-et … En octobre 1980, il dénonce le conformisme, l'aspect primaire et la vulgarité en France, d'un certain cinéma populaire et convenu[30]. De 1974 à 1979, Dewaere reste prioritaire devant Depardieu dans le choix des producteurs de films français car selon Marc Esposito, ils le trouvent « plus sympathique et plus beau que Depardieu, jugé trop bizarre, trop inquiétant. Boisset révèle également qu'à cette époque, il lui offre le roman quasi autobiographique de Jack London, Martin Eden, lequel devient dès lors son livre de chevet[44]. En 1954, un événement traumatisant survient : Patrick, alors âgé de sept ans et son grand frère Jean-Pierre partent se divertir à la foire de Gouvernes[s]. André Téchiné réalisateur d'Hôtel des Amériques dévoile en 2006 combien pour lui Dewaere est une énigme[iq]. Patrick Bourdeaux, dit Patrick Dewaere [patʁik dəvɛʁ][n 1] est un acteur français né le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc (France) et mort le 16 juillet 1982 à Paris 14e. L'homme se place devant un grand miroir et revoit défiler les événements marquants de sa vie. À cette époque, sans le savoir, l'enfant qui ne ressemble pas complètement à ses frères, déclare souvent malicieusement : « Moi, on m'a trouvé dans une poubelle[g] ! Pour passer d'un visage lisse et angélique correspondant au personnage positif et rassurant du milieu années 1960, à une « gueule » d'homme plus viril et accompli, Dewaere choisit de se faire pousser la moustache et tente d'abîmer sa figure en abusant du tabac, de l'alcool et des excès en tous genres[p]. Envoyer par e-mail BlogThis! Le boycott de la presse qu'il subit à la fin de l'année 1980 pour avoir frappé un journaliste, marque pour lui un tournant majeur[fv]. Il n'était jamais aussi bien que quand il jouait »[il]. Selon lui, le metteur en scène se sert de ses propres motivations ou désirs[s 6]. Le tournage est émaillé des quatre cents coups du duo Depardieu-Dewaere et doit même être prolongé de deux semaines par leur faute et leurs dérives[bz]. Mado Maurin reconnaît qu'elle partage une part de responsabilité dans les souffrances de son fils, avec le compagnon qui l'a quittée et le père qui ne l'a jamais reconnu : « Pauvre petit enfant, il te faut pardonner à ce père qui t'a tué avant de te faire vivre. Cette situation rend particulièrement difficile le tournage de leur film suivant F… comme Fairbanks qui débute quelques semaines plus tard : les personnages incarnés par Miou-Miou et Dewaere s’aiment et se déchirent, à l’image des deux acteurs dans leur vie privée[37]. Il travaille consciencieusement son personnage, maîtrise parfaitement son texte avec un jeu « très construit, très réglé, presque trop ». Il avoue avoir accepté le rôle de Mille milliards de dollars, uniquement pour le message que le film véhicule[s 5] : il apprécie le cri d'alarme concernant les dérives des groupes financiers surpuissants et celles des médias ainsi que la manipulation de l'information[s 5]. Miou Miou pose during the premiere of the movie 'Arretez Moi' directed by Jean-Paul Lilienfeld on February 5, 2013 at UGC Cine Cite Les Halles in Paris, France, 4/18 - Il n'a laissé aucun mot d’explication mais l'appel téléphonique passé entre midi et 14 h l’aurait bouleversé[fe]. Info - Angèle, fille de Miou-Miou et Patrick Dewaere que Julien Clerc a adopté il y a quelques années, vient d'adopter un enfant - ARCHIVES - JULIEN CLERC AVEC  SA FEMME MIOU MIOU A L'OLYMPIA POUR LA PREMIERE DE DIANE DUFRESNE, 11/18 - Le film est sorti à titre posthume en août 1982, un mois après la mort de Patrick Dewaere. Le tout appuyé par des propos drôles et émouvants d'Yves Boisset, Vincent Cassel, Jean-Paul Rouve, Jean-Jacques Annaud, Sotha, Serge Rousseau (son agent), Lola Dewaere sa deuxième fille, Ariel Besse, Bertrand Blier, Alain Jessua et Jean-Marc Loubier. Peu avant, Miller a réalisé Dites-lui que je l'aime avec Gérard Depardieu[df], Patrick Dewaere ayant refusé de jouer les « seconds couteaux » avec « le gros » en vedette (comme il l'appelle alors), le rôle est revenu à Christian Clavier[bm]. Pourtant, le succès populaire est au rendez-vous[78]. Plusieurs projets imaginés pour Patrick Dewaere sont poursuivis sans lui et sortent les années suivantes[gq],[ds]. Tout le film est sur Ugo Tognazzi et il n'a pas été à la hauteur de la couverture qu'il tire »[de]. Côté « professionnel », il fait ses débuts en 1950, âgé seulement de 3 ans, sur les planches du théâtre national de Chaillot dans Primerose de Robert de Flers, où sa mère tient aussi un rôle[r]. Dans le film Série noire, chaque jour de tournage et chaque scène ont représenté pour lui « un tournant du film »[s 11]. » Myriam Boyer précise aussi combien le budget du film a été « maigre », avec une équipe très réduite[el]. L'homme l'interpelle, lui faisant des reproches, démontrant combien il a trahi ses idéaux, ses rêves et ses espoirs en grandissant. Il faisait tout avec une facilité déconcertante. Et c'était difficile à tenir »[s 5], car l'ambiance sur les plateaux tourne au délire[by]. Dans l'ordre des entrées, on notera que la comédie Psy (1981), du pourtant populaire Philippe de Broca, obtient 641 332 spectateurs[106] devance La Meilleure Façon de marcher (1976) avec 588 030 entrées[107]. Il est sensible et avec beaucoup d'humour. Dewaere apprécie ce type de relations professionnelles[s 5]. » S'il ne pense pas que la récompense aura une réelle influence sur sa carrière, il estime cependant que « même si on n'est pas grand chose on peut continuer à l'être la tête haute »[s 8]. En 1958, il se retrouve avec son frère Yves-Marie au Cirque d'Hiver pour jouer la comédie-spectacle Jimmy Boy et Davy Crocket où il monte à cheval et tire sur des indiens aux allures de cascadeurs et de clowns. En dépit du boycott des médias qu'il subit, le film Un mauvais fils (1980), parvient à attirer 1 million de personnes[100] mais c'est à l'époque le plus mauvais résultat commercial du réalisateur[fk]. En 2007, dans le documentaire Patrick Dewaere, le dernier jour diffusé sur France 2, sa fille Lola confirme elle-même que l'ultime conversation téléphonique entre ses deux parents aura été « un élément déclenchant » de son suicide[69]. Selon la jeune génération des critiques comme Léa André-Sarreau (Les Inrocks), en 2019 il est délicat de « cerner son jeu fougueux et cérébral inspiré de l'Actors Studio, une méthode qui participe à brouiller la frontière entre sa personnalité fragile et ses rôles borderline »[82]. Enfant de la balle au théâtre, au cinéma, à la télévision et à la radio, il travaille depuis l'âge de quatre ans aux côtés de ses frères, entraîné par sa mère Mado Maurin qui a connu une carrière artistique comme concertiste et dans l'opérette depuis les années 1930[gx]. Toutefois à ce jour, plusieurs films où il tient un rôle important n’ont jamais été édités en DVD : La Clé sur la porte d'Yves Boisset, Paco l'infaillible de Didier Haudepin, Catherine et Compagnie de Michel Boisrond… Également introuvable en vidéo, le film documentaire de Marc Esposito intitulé Patrick Dewaere, sorti en 1992[38]. À ce sujet, Annaud révèle que ce soir-là, toute l'équipe constate que « Patrick n'était pas dans son état normal. Alors que Patrick Dewaere sombre à nouveau dans la drogue et l'alcool, une idylle naît sur le tournage entre Miou-Miou et Julien Clerc. Il a perdu 10 kg pour le rôle[28]. Réalisé par Jean-Paul Carrère, ce feuilleton bénéficie d'un certain succès populaire[al]. Il se perdait lui-même »[dc]. Une nouvelle fois, la drogue est l'un de leurs centres d'intérêt communs, d'autant plus qu'ils sont tous deux en période d'abstinence[dk]. Pour Série noire lors d'une rétrospective en 2019, le programme de l’événement explique que « Patrick Dewaere incarne jusqu’au vertige les délires d’un personnage au bord de la folie. Alternant les drames, les comédies ou comédies dramatiques, les thrillers et les polars, il marque par ses apparitions dans F… comme Fairbanks (1976), Coup de tête (1979), Série noire (1979), Un mauvais fils (1980), Beau-père (1981), Hôtel des Amériques (1981) et Paradis pour tous (1982) ainsi que dans de grands succès publics — étant un temps plus populaire que Depardieu au box-office — tels que Adieu poulet (1975) avec Lino Ventura, Le Juge Fayard dit « le Shériff » (1977), La Clé sur la porte (1978) avec Annie Girardot, et Préparez vos mouchoirs (1978) où il retrouve Depardieu. Paris Scope, coll. À l'adolescence, l'apprentissage des techniques audiovisuelles, l'expression musicale et le chant lui permettent d'acquérir d'autres expériences notamment pour maîtriser un contact plus direct avec le public[o]. », « tellement rare, tellement fort et actuel », « Sautet m'a fait découvrir une méthode de jeu que je ne connaissais pas : utiliser les expressions du visage et une réelle sobriété », « le pitre, le clown, le séducteur… Les combats à l'épée alternaient avec les scènes d'émotion. sur Pinterest. Le comédien se sent alors stimulé et porté par cette troupe, cette équipe, cette tribu où l'esprit libertaire de l'époque lui convient parfaitement[bl]. À la fin de la même année, il continue à courir le cachet et participe à une émission humoristique consacrée à et produite par Pierre Dac où il côtoie d'autres comédiens, parmi lesquels Grégory Ken, futur chanteur du duo Chagrin d'amour[20].