Pour ces trois vers de Desportes : Filets d’or, chers liens de mes affections, Les premiers chapitres de Gargantua visent à répondre à la question : « Qu’est-ce qu’une bonne éducation ? André Chervel cite aussi l’auteur Jean-Baptiste du ValJean-Baptiste du Val, au début du XVIIe siècle, sur la relation entre le substantif et l’adjectif : « Quelques-uns ont dit que le substantif était le mâle, et l’adjectif la femelle, d’autant que celui-là est le plus noble, plus significatif et non sujet à autrui »[60]. Ainsi, lorsqu’un accord est fait au pluriel concernant des noms de choses à la fois masculins et féminins, il se fait au neutre pluriel. De même, si l’un des deux substantifs est d’un plus noble genre que l’autre, c’est-à-dire, s’il est du masculin, et l’autre du féminin, l’adjectif pluriel qui accompagne le verbe, sera aussi du masculin, comme : le tonnerre et la pluie étaient fort violents. Gargantua bénéficie d’abord d’une éducation médiévale dispensée par un théologien qui lui fait apprendre les choses par cœur. », — Vaugelas, Remarques sur la langue françoise[33]. Rabelais : Gargantua - Chapitre 57; Rabelais : Pantagruel : Lettre de Gargantua à son Fils; Racine : Phèdre : Acte I Scène 3 ; Racine : Phèdre : Acte II Scène 2 ; Racine : Phèdre : Acte II scène 5 : Le second aveu de Phèdre; Racine : Phèdre : Acte IV scène 6; Racine : Phèdre : Acte V scène 6 ; Racine : Bérénice : Acte I scène 5 v297 à 322 ; Racine : Bérénice : Acte IV scène Cette éducation est une réussite. — Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, I, 1. Le groupe « vous en pût » » est corrigé à partir de 1660 en « vous pussent »[45]. », — Étienne Bonnot de Condillac, Cours d’études pour l’instruction du prince de Parme[63]. Mais Marc-Alexandre Caminade et Charles-Pierre Girault-Duvivier mettent en avant l’argument de l’antériorité : l’adjectif « se met au masculin comme à son genre primitif, tout nom susceptible des deux genres étant masculin avant d’être féminin »[61]. Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut tout seul contre deux féminins, même quand ils sont plus proche du régime. L’exception de la gradation est aussi mentionnée, comme dans le Mémento théorique du brevet de Coudert et Cuir de 1887[71]. Dans la société romaine, pourtant éminemment phallocratique, l’accord au masculin d’un adjectif apposé à deux noms, l’un masculin et l’autre féminin, n’est pas considéré comme normal »[9]. Cyrano de Bergerac, acte II scène 6. Citant François-Urbain Domergue, « Auguste gouverna Rome avec un tempérament, une douceur soutenue », il explique que si les substantifs sont synonymes, on accorde l’adjectif avec le dernier[68]. En France, l’ironie est féminine, parce que le masculin est toujours noble dans son emploi. Pour Lucy Michel, à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, les arguments utilisés pour justifier la primauté du masculin disparaissent des grammaires au profit d’une assertion gnomique : « La naturalisation, en s’effaçant comme processus et en ne laissant apparaitre que le résultat final, est donc amenée à son terme »[65]. Pour Antoine Gautier, chercheur sur la syntaxe et la linguistique française, le problème réside surtout dans la formulation malheureuse de la règle du « masculin qui l’emporte sur le féminin »[82]. En effet, veut-on peindre d’un seul trait un guerrier qui manque de courage, on l’appelle ironiquement une femme ! Vous trouverez ici toutes les fiches de lecture étudiées en Français 4ème. Dans Les Caractères de La Bruyère, on peut lire dans la quatrième édition de 1689 au chapitre « De la mode » : « l’on condamne celle qui fait de la tête des femmes la base d’un édifice à plusieurs étages, dont l’ordre et la structure change selon leurs caprices[46] ». Il existe une différence de traitement, en ce qui concerne les accords, entre les noms de choses et les noms de personnes. Ainsi La Fontaine a dit : Nos destins et nos mœurs différentes. […], On trouve cependant le féminin, quand le nom le plus voisin est de ce genre. Ces fiches permettent de résumer simplement de nombreuses oeuvres abordées durant l'année de 4ème Pour des raisons pédagogiques et pour m'aider à mieux comprendre ton message, il est important de soigner la rédaction de ton commentaire. Analysant le corpus en moyen français de l’ATILF (textes de 1330 à 1500) et la fréquence des accords de proximité, Marie-Louise Moreau conclut que l’accord au masculin est majoritaire dans le corpus analysé, avec toutefois une différence selon que le receveur de l’accord fait partie du groupe nominal ou qu’il est employé avec le verbe être : « Le masculin est majoritaire dans les deux cas, à hauteur de 54,7 % à l’intérieur du groupe nominal, contre 76,3 % dans les emplois avec être »[24]. En ancien français et en moyen français, il est permis d’accorder l’adjectif en genre et en nombre avec le dernier nom[15] et cet usage est dominant au moins pour l’accord de l’épithète[16]. Il a d’abord subi l’enseignement selon les méthodes médiévales fondées sur le par cœur, l’abstraction et le mépris du corps. Tu accéderas gratuitement à tout le contenu du site et à mes meilleures astuces en vidéo. Dans cette abbaye où sont accueillis les hommes et les femmes bien nés et bien éduqués, les murailles sont inexistantes et les jeunes gens n’ont qu’une seule règle : « Fais ce que tu voudras. (Mon analyse de la lettre 8 de Pantagruel à Gargantua, issue de Pantagruel, te donne une petite idée de l’éducation humaniste envisagée par Pantagruel pour son fils), Gargantua ouvre un espace littéraire pour le corps dont les fonctions naturelles sont évoquées sans tabou : l’accouchement, l’urine, la défécation…. Celte ironie est de la dernière injustice, il est vrai, mais enfin elle explique les peuples qui s’en servent et les langues qui l’emploient. Au XVIIe siècle encore, l’adjectif épithète, lorsqu’il se rapporte à plusieurs noms, peut s’accorder avec le plus proche. ». Chapitre XXI. Bouhours fait explicitement référence à Vaugelas dans un autre de ses ouvrages : « Un de nos plus célèbres écrivains dit dans un de ses meilleurs livres : « C’est un sentiment et une vue qui n’est pas moins forte que tous les raisonnements. Mais cette méthode pédagogique est un échec : Gargantua devient « tout rêveux et rassotté ». L’écriture de Rabelais est d’une variété et d’une richesse extraordinaire. Il est employé concurremment avec l’accord selon le sens[12], qualifié de syllepse grammaticale. p. 91. p. 40”, Je trouverais ces constructions admirables, si je pouvais les accorder avec ce que dit M. de Vaugelas ; que deux substantifs de différent genre demandent le pluriel au verbe qui les suit ; et que dès qu’on emploie le pluriel au verbe, il le faut employer aussi à l’adjectif qui prend le genre masculin comme le plus noble, quoiqu’il soit plus proche du féminin. déjà utilisé pour Pantagruel en 1532. Merci de laisser un commentaire ! – Garder download-film.club dans ses favoris pour revenir nous voir plus souvent. Son éducation est alors confiée à Ponocrates, un professeur humaniste qui lui fait suivre un programme où l’exercice intellectuel, physique et l’hygiène du corps sont importants. Vous trouverez ici toutes les fiches de lecture étudiées en Français 1re. Je crée des formations en ligne sur commentairecompose.fr depuis 9 ans. », « Ces pères et ces mères qui font profession d’être chrétiennes. Cyrano de Bergerac, acte II scène 8. — O (dist Grandgousier) que tu as bon sens, petit guarsonnet ! Son écriture dyonisiaque et carnavalesque s’affranchit des règles de la bienséance intellectuelle pour conquérir une liberté stylistique nouvelle, comme si le « Fais ce que tu voudras» de l’Abbaye de Thélème s’appliquait à l’écriture du roman. Mais après deux substantifs de genre différent, l’adjectif singulier s’accorde avec le dernier, comme j’ai le cœur et la bouche ouverte à vos louanges. Commentant ce vers de Desportes, « Pour rendre mon désir et ma peine éternelle[30] », il estime que éternelle ne se rapporte qu’à peine[29]. Dénonçant la « réforme sexiste de la langue » ayant conduit à l’abandon de l’accord de proximité, plusieurs associations dont la Ligue de l’enseignement et Femmes solidaires lancent en 2011 une pétition et demandent à l’Académie française de réformer l’accord de l’adjectif en faveur de l’emploi de l’accord de proximité dans l’accord du genre[34]. Cette abbaye s’oppose en tout point aux abbayes de l’époque dans lesquelles règnaient l’ordre, la pauvreté, la chasteté, l’enfermement. Le chapitre 11 a été scindé en deux parties pour une lecture plus facile sur support mobile. D’autres institutions proposent une alternative : l’Office québécois de la langue française distingue l’« accord de proximité » au sens de cet article (accord qui n’est plus la « règle habituelle ») et une « règle de proximité » selon laquelle on doit préférer « l’étudiante et l’étudiant inscrits » à « l’étudiant et l’étudiante inscrits » : l’adjectif étant au masculin, le nom masculin doit être plus près pour des raisons stylistiques. Elle fournit aujourd’hui la matière de propositions de réforme de l’accord de l’adjectif pour ceux qui y voient un outil de promotion de l’égalité entre femmes et hommes. Consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières. L’accord de proximité peut être déconseillé s’il crée des ambiguïtés, comme dans la phrase : où on peut se demander si le meuble est rouge ou non[11]. Créé en 1928 au cœur de l’appellation Vouvray, le Domaine Huet représente aujourd'hui une superficie de 30 hectares répartis essentiellement sur trois parcelles que sont Le Haut-Lieu, Le Mont et Clos du bourg. Au XIXe siècle, la règle générale de l’accord sur le masculin reste énoncée avec des exceptions et des réserves chez plusieurs grammairiens. Bienvenue sur download-film.club ! Le manuel de 1 re est un livre unique pour une mise en œuvre clé en main des nouveaux programmes et un grand choix de parcours pédagogiques.. Chacun des quatre objet d’étude est abordé à travers un riche panorama de textes et d’œuvres, un accompagnement complet et des fiches d’activités pour vos élèves. 2011-2021 - Amélie Vioux - Droits d'auteur réservés - Tous les articles sont protégés AVANT publication - Reproduction sur le WEB interdite - Mentions légales -, Commande ton livre 2021 en cliquant ici ↓. Le grammairien Scipion Dupleix, quelques années après Vaugelas (dès 1651), est plus catégorique dans son ouvrage intitulé Liberté de la langue Françoise dans sa Pureté : « Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut tout seul contre deux ou plusieurs féminins, quoi qu’ils soient plus proches de leur adjectif. – Partager pour nous encourager, donner vos impressions ainsi que les nouveaux mangas que vous souhaitez voir sur le site (sans oublier de participer au t’chat). Pour André Chervel, avant tout la question des accords ne peut être séparée du rôle majeur du masculin dans l’économie générale du système de la langue[79], ensuite il constate que les grammaires anciennes se sont peu intéressées à la question de l’accord de l’adjectif quand il se rapporte à la fois à un nom masculin et à un nom féminin (pour le XVIIe siècle, dix-neuf ouvrages seulement le mentionnent, sur soixante-deux qu’il a consultés). Ce recours au principe de la « plus grande noblesse » se retrouve dans les Principes généraux et raisonnés de la grammaire françoise de Pierre Restaut[51], dans la Grammaire françoise simplifiée de François-Urbain Domergue[52] et dans la Grammaire générale des grammaires françaises de Napoléon Landais[53]. L’abbaye de Thélème, chapitre 57; II – Résumé de Gargantua. ». Et que pis est, qu’il en devenait fou niais tout resveux et rassoté ». Ainsi, si dans sa Grammaire des grammaires, Charles-Pierre Girault-Duvivier énonce que « L’Adjectif se rapportant à deux ou plusieurs Substantifs distincts et du nombre singulier, se met au pluriel, et prend le genre masculin, si […] les Substantifs sont de genres différents », il défend encore partiellement l’accord de proximité. Du reste, l’ancienne grammaire avait admis cette vérité, en lui donnant cette forme si connue : Le masculin est plus noble que le féminin. de proximité, dans le second, pour l’accord au masculin », « l’on condamne celle qui fait de la tête des femmes la base d’un édifice à plusieurs étages, dont l’ordre et la structure, quand les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte, « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin, à cause de la supériorité du mâle sur la femelle ; le masculin et le féminin sont plus nobles que le neutre, à cause de la supériorité des êtres animés sur ceux qui ne le sont pas », « Quelques-uns ont dit que le substantif était le mâle, et l’adjectif la femelle, d’autant que celui-là est le plus noble, plus significatif et non sujet à autrui », « se met au masculin comme à son genre primitif, tout nom susceptible des deux genres étant masculin avant d’être féminin », « puisqu’il n’y a pas plus de raison pour faire l’adjectif masculin que pour le faire féminin, il est naturel qu’on lui laisse sa première forme, qui se trouve celle qu’il a plu d’appeler, « La naturalisation, en s’effaçant comme processus et en ne laissant apparaitre que le résultat final, est donc amenée à son terme », « à la fin, il ne reste plus que la loi, l’argument d’autorité qui pose l’incontestabilité du phénomène linguistique », « L’Adjectif se rapportant à deux ou plusieurs Substantifs distincts et du nombre singulier, se met au pluriel, et prend le genre masculin, si […] les Substantifs sont de genres, « Auguste gouverna Rome avec un tempérament, une douceur, « quand il y a plusieurs substantifs de différents genres, l’adjectif se met au masculin pluriel », « lorsque les substantifs sont synonymes », « même observation chez Bonneau et Lucan (1838), « dans notre ancienne langue ces règles d’accord n’étaient pas suivies ; d’ordinaire le verbe s’accordait seulement avec le nom le plus rapproché », « l’une des plus célèbres de la grammaire française », « de la plupart des ouvrages de grammaire françaises », « Le masculin a la priorité sur le féminin : “Le père et la mère sont contents” », « le petit nombre des occurrences de la formule dans l’imprimé contraste avec son incroyable célébrité », « une masculinisation délibérée du français à l’époque classique », « s’en prendre tôt ou tard à la structure même de la langue », « déhistoricisation et de décontextualisation de la langue, qui est posée comme dénuée de tout lien avec le monde extra-linguistique, et plus simplement, avec la société », « masculin qui l’emporte sur le féminin », « le masculin est plus noble que le féminin », Société internationale pour l’étude des femmes de l’Ancien Régime, Anne Abeillé, Aixiu An et Aoi Shiraïshi, «, André Berthou, Serge Gremaux et Georgette Vœgelé (, Langue sauce piquante. est jugée comme inacceptable[11]. Il est dommage que vous ne proposez pas une fiche de Rabelais. 8,583,104 Pour la linguiste Lucy Michel, la croyance en la prédominance intrinsèque du masculin est un effort de « déhistoricisation et de décontextualisation de la langue, qui est posée comme dénuée de tout lien avec le monde extra-linguistique, et plus simplement, avec la société »[81]. On dit : il a les pieds et la tête nue, et non pas nus : il parle avec un goût et une noblesse charmante, et non pas charmans. Mais le fer, le bandeau, la flamme est toute prête (Rac.) L’accord de l’adjectif avec des noms de choses est aussi cité comme une exception, avec pour appui le vers de Racine « Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle », dans la Grammaire de la langue française d’Israël-Michel Rabbinowicz (he), parue en 1886, ou dans la Grammaire française d’Oscar Bloch et René Georgin de 1936[71]. Vérifie notamment l'orthographe, la syntaxe, les accents, la ponctuation, les majuscules ! Ni votre dignité vous en pût garantir[44]. Commenter ... Commenter J’apprécie 57 0. Ces deux œuvres comiques et satiriques relatent les aventures de deux géants et leurs amis. Dans ce même ouvrage, commentant une phrase que Malherbe présente comme un écueil à éviter (« Ce peuple a le cœur et la bouche ouverte à vos louanges »[34]), Vaugelas invoque la noblesse du masculin pour justifier qu’il l’emporte sur le féminin, même si à cette occasion il admet une exception car cela heurte trop l’usage de son temps[35] : « Il faudrait dire, ouverts, selon la grammaire latine, qui en use ainsi, pour une raison qui semble être commune à toutes les langues, que le genre masculin étant le plus noble, [il] doit prédominer toutes les fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble, mais l’oreille a de la peine à s’y accommoder, parce qu’elle n’a point accoutumé de l’ouïr dire de cette façon, et rien ne plait à l’oreille, pour ce qui est de la phrase et de la diction, que ce qu’elle a accoutumé d’ouïr. Plus souvent, on y invite simplement l’élève à pratiquer « l’accord avec le dernier substantif » « lorsque les substantifs sont synonymes » comme dans la Grammaire mnémonique d’Albert de Montry de 1836[72] (« même observation chez Bonneau et Lucan (1838)[73], Larousse (1880), Larive et Fleury (1902) ou Souché et Lamaison (1955) »[71]). Ces fiches permettent de résumer simplement de nombreuses oeuvres abordées durant l'année de 1re Les conséquences sont désastreuses. Encore une fois MERCI. Ainsi, au chapitre 50 de Gargantua de Rabelais, l’accord au masculin pluriel prévaut : « Item, parce que tant hommes que femmes une fois reçus en religion après l’an de probation étaient forcés et astreints y demeurer perpétuellement leur vie durant, fut établi que tant hommes que femmes là reçus, sortiraient quand bon leurs semblerait franchement et entièrement » [23]. Malvestiez, honte ne peresce L’histoire débute par l’enfance et l’éducation de Gargantua : sa naissance extraordinaire, ses vêtements, son goût démesuré pour la nourriture et les boissons. CLIQUE ICI et deviens membre de commentairecompose.fr ! Le Monde de Narnia, chapitre 3 : L'Odyssée du Passeur d'Aurore 2010. L’abbaye de Thélème est la première utopie de la littérature française, décrite par Rabelais du chapitre LII au chapitre LVIII (ou L à LVI dans l'édition de 1535) de Gargantua (première publication en 1534 ou 1535, édition définitive en 1542). Dans la société romaine, pourtant éminemment phallocratique, l’accord au masculin d’un adjectif apposé à deux noms, l’un masculin et l’autre féminin, n’est pas considéré comme normal », « cet accord selon le sens est toujours pratiqué, comme la plupart d’entre nous le savent (et non, « Les règles assez factices de la prédominance du masculin dans les adjectifs qualifiant plusieurs noms n’existent pas encore au, « Le masculin est majoritaire dans les deux cas, à hauteur de 54,7 % à l’intérieur du groupe nominal, contre 76,3 % dans les emplois avec être », « une certaine conception de la domination masculine, présentée comme essentielle, naturelle et indiscutable », « L’accord de proximité, intra-linguistique, cède le pas à un accord, « Dans le premier cas, Vaugelas penche pour l’accord L’adjectif épithète, s’il détermine plusieurs noms, s’accorde en genre et en nombre avec le plus proche. Lorsqu’un verbe à la troisième personne est accompagné de plusieurs sujets au singulier, le verbe s’accorde le plus souvent au singulier, avec le sujet le plus proche[19]. Ainsi, dans les vers suivants (v. 931-932) de La Mort de Pompée (1643) de Corneille : Sans que ni vos respects, ni votre repentir, Le grammairien et membre de l’Académie Vaugelas ne s’y montre pas complètement opposé : « Ni la douceur ni la force n’y peut rien. Gargantua, Chapitre 57 REMARQUE A l'ouest, rien de nouveau, l'enrôlement REZA Art, scène d'exposition ROBBE-GRILLET La jalousie ROLLINAT Sonnet à la nuit Edmond ROSTAND Cyrano de Bergerac, acte I scène 4, La tirade du nez. On trouve cette règle à l’article « François » (français) de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers : « Si l’un des nominatifs est d’une plus noble personne que l’autre, le verbe s’accordera avec lui en personne. avec une finale masc. La guerre finie, Gargantua offre en récompense à son ami Frère Jean des Entommeures l’étonnante abbaye de Thélème. On note à cette époque des hésitations chez certains auteurs dans l’application ou non de l’accord de proximité. Toutefois, il affirme, en même temps, que rétablir l’usage de cet accord reviendrait à « s’en prendre tôt ou tard à la structure même de la langue »[75]. De façon générale, le verbe peut s’accorder, s’il a plusieurs sujets, soit avec l’ensemble des sujets, soit avec le sujet le plus proche[3],[4],[5]. Elle souligne qu’à partir de cette époque, la règle est énoncée comme un fait incontestable, sans explication liée à une supériorité ou une antériorité du masculin : « à la fin, il ne reste plus que la loi, l’argument d’autorité qui pose l’incontestabilité du phénomène linguistique »[66]. » . Autre exemple d’accord du verbe avec le sujet le plus proche : Gallos […] a Belgis Matrona et Sequana dividit. On en trouve de nombreux exemples chez Racine, qui emploie concurremment l’accord de proximité et l’accord au masculin : Surtout j’ai cru devoir aux larmes, aux prières Tu passes le bac de français ? L’aigle fend l’air avec une vitesse, une rapidité prodigieuse (Buf.). « Les infirmiers et la directrice de service nouvelles seront disponibles tout de suite. Le pacifique Grandgousier tente par tous les moyens d’éviter la guerre, mais face à la furie belliqueuse de Picrochole, il est contraint de mener une guerre défensive pour restaurer la paix. Le linguiste et grammairien français Georges Gougenheim signale en effet que « Les règles assez factices de la prédominance du masculin dans les adjectifs qualifiant plusieurs noms n’existent pas encore au XVIe siècle. Pour les noms communs désignant des personnes l’accord au masculin est néanmoins le plus fréquent. Un autre, qui n’a pas moins de réputation, dit : « Les yeux et les oreilles furent tellement saisies. — Commentaires sur la Guerre des Gaules, I, 1. Quand un verbe a plusieurs sujets dont le plus proche est au singulier, il peut se mettre au singulier[20] : « un gentil homme, dont l’amour, la fermeté et la patience est si louable » (Marguerite de Navarre, L’Heptaméron[21]). L’auteur corrige le verbe change à partir de la septième édition (1692)[47] pour lui préférer le pluriel changent[26]. Pour l’auteur humaniste, seule la guerre défensive se justifie. Pour des noms de personnes à la fois féminins et masculins employés au pluriel, l’usage courant est d’employer le masculin pluriel. », — Louis-Nicolas Bescherelle, Grammaire nationale[69]. Grandgousier, le père de Gargantua, s’aperçoit que son fils « en rien ne profitait. Il est donc beaucoup plus fréquent d’utiliser l’accord de proximité avec les noms de choses qu’avec les noms de personnes[6]. DVDrip, 1800p. Et vous, beautés du ciel, grâces, perfections, Le plan de 52 chapitres devait servir de matière à deux heures hebdomadaires de laboratoire de langue sur une année universitaire finlandaise, ce qui n’est plus le cas de nos jours, du fait des réductions d’effectifs et d’heures d’enseignement. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Mais Louis-Nicolas Bescherelle rappelle encore dans l’édition de 1850 de sa Grammaire nationale : « Dans ces exemples, souvent cités, le féminin est à sa place ; l’ironie explique tout. Le féminin est donc venu là, parce que le masculin n’y pouvait être. De même il est encore courant qu’un verbe avec plusieurs sujets s’accorde avec le plus rapproché[26] : « Sa bonté, son pouvoir, sa justice est immense » (Corneille, Polyeucte[27]). Pour la formule « le masculin l’emporte sur le féminin », « l’une des plus célèbres de la grammaire française »[76], André Chervel remarque son absence « de la plupart des ouvrages de grammaire françaises », quoiqu’il cite une formule proche dans un manuel pour le cours préparatoire de 1887 : « Le masculin a la priorité sur le féminin : “Le père et la mère sont contents” »[77]. ». Ces allusions ne sont pas seulement comiques. Éliane Viennot donne un exemple de cet accord selon le sens dans une lettre de Madame de Sévigné : « Il a tout refusé, mais la noblesse de Rennes et de Vitré l’ont élu malgré lui, pour être à leur tête, au nombre de six cents et plus »[13]. Existe-t-il une guerre juste ? Nul ne les éveillait, nul ne les parforçait ni à boire, ni à manger ni à faire chose autre quelconque. • Gargantua, le prologue : commentaire • Gargantua, « L’abbaye de Thélème » (chapitre 57) : analyse • Pantagruel, chapitre 8, « Lettre de Gargantua à Pantagruel » : analyse 〉 Fiche de lecture • Gargantua, Rabelais [fiche de lecture BAC] » RACINE : • Phèdre, acte I scène 3 : commentaire • Phèdre, acte II scène 5 : commentaire • Phèdre, acte V scène 7 : commentair Amélie Vioux, professeur particulier de français, je vous aide à booster vos notes au bac de français. Pour l’accord en nombre, il en précise les circonstances : « L’adjectif se met au singulier c’est-à-dire qu’il s’accorde avec le dernier substantif singulier, lorsqu’il se rapport exclusivement à ce dernier, ou qu’il y a synonymie, gradation, comparaison, exclusion, etc. La linguiste Marie-Louise Moreau résume ainsi[7] les travaux de plusieurs latinistes, dont notamment Marcel Bizos et Alfred Ernout, sur les accords de l’adjectif possibles en latin : Marie-Louise Moreau précise toutefois que « on a affaire moins à des règles absolues qu’à des tendances ». Je recommanderai à tous ceux qui recherchent un prêt d’affaires à Le_Meridian de m’aider avec un prêt de quatre millions de dollars américains au démarrage de mon entreprise de courtepointe et c’était rapide En obtenant un prêt de leur part, il était surprenant de voir à quel point ils étaient faciles à travailler. Cyrano de Bergerac, acte I scène 5 . Voici un résumé et une analyse (fiche de lecture) de Gargantua de Rabelais.